Cessez de m’insulter, Monsieur Gest, et répondez aux questions

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et adressé prioritairement aux proches de la victime et au chauffeur choqué, j’exprimais mon émotion suite au décès de la personne renversée par un bus Nemo ce vendredi.

Je m’interrogeais également sur le faible son émis par ces bus électriques.

Dans un tweet et sur Facebook, Alain Gest, président d’Amiens Métropole, s’en prend vertement à moi, me qualifiant d’élu « sans vergogne », « ignorant » et « minable », instrumentalisant l’accident à des « fins politiciennes ».

Cette réaction, totalement disproportionnée alors que je ne mettais pas en cause la mairie appelle plusieurs remarques de ma part.

Tout d’abord, il me semble que le débat démocratique ne devrait jamais se résumer à de viles insultes. J’attends évidemment des excuses de la part de Monsieur Gest, dont la fébrilité trahit les doutes qui l’habitent quant à l’adhésion des Amiénois à son bilan. Il y aura, dans quelques mois, une élection qui permettra de trancher cette question. Il convient effectivement de ne pas en parler maintenant, et ce n’était pas le sens de mon message.

Mon intention n’était évidemment pas de polémiquer ni d’émettre une opinion sur le drame de vendredi. Nous ne connaissons pas les circonstances précises de l’accident et une enquête est en cours.

Néanmoins, nonobstant ce drame, nous sommes nombreux à avoir constaté que les bus Nemo peuvent surprendre les piétons. J’ai, moi-même, déjà failli être renversé par ce nouvel équipement. De nombreux habitants m’ont confié des expériences similaires.

Il ne me semble pas irrespectueux de s’interroger, avant qu’un autre drame ne survienne, sur les améliorations de bon sens permettant de prévenir ce type de situations. Les Nemo sont des prototypes, par définition perfectibles et doivent être améliorés collectivement. C’est le sens de ma démarche.

Je réaffirme, enfin, qu’ils pourraient émettre un son artificiel continu plus important.