Autonome, la CCI d’Amiens aurait eu les ressources pour ne pas se faire imposer une suppression de postes

« Si elle était restée autonome, la CCI d’Amiens aurait eu suffisamment de ressources pour ne pas se faire imposer une suppression de postes » – Hubert de Jenlis

 

La CCI Hauts-de-France a annoncé hier, lors de son Assemblée générale à Lille, que la baisse de ses ressources fiscales imposée par l’État se traduirait par une suppression drastique de postes dans la région, en 2019 puis en 2020. Selon mes informations, la CCI d’Amiens-Picardie devrait participer, sur deux ans, à hauteur de 25 postes environ.

Une économie de 400 millions d’euros au niveau national

Cette mesure fait suite à l’annonce du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, d’une baisse de 400 millions d’euros des crédits alloués au réseau consulaire dans le cadre d’une restructuration destinée à recentrer le réseau sur les missions prioritaires d’ici 2022 (aide à la création et à la reprise d’entreprise, l’accompagnement à l’export, la formation initiale et la représentation des entreprises au niveau local).

En contrepartie, le ministre a annoncé que la baisse du plafond de la taxe affectée aux CCI sera intégralement rendue aux entreprises par une baisse à due concurrence des impôts de production CVAE et CFE.

Pour ma part, je suis convaincu que si elle était restée autonome territorialement, la CCI Amiens-Picardie aurait eu suffisamment de ressources propres, liées à son immobilier notamment, pour ne pas se faire imposer une suppression de postes.

La CCI d’Amiens avait une vraie spécificité

La CCI d’Amiens a en effet choisi, tout au long de son histoire, d’être un aménageur incontournable du territoire, ce qui lui conférait, jusqu’à aujourd’hui, une solide santé financière. C’est d’ailleurs ce qui aiguisé l’appétit de la CCI de région, en fin d’année dernière, et motivé la fusion inédite et unique en France des CCI picardes et de la CCI Hauts-de-France.

« J’ai une pensée émue pour les collaborateurs qui seront touchés par les suppressions de postes ainsi que leurs familles »

 

Presque une année après l’importante mobilisation de l’automne 2017 (lire ici, ici et ici), j’ai une pensée émue pour les élus consulaires amiénois mais, surtout, les collaborateurs qui seront touchés par les suppressions de postes ainsi que leurs familles.