Appel à l’union des progressistes pour Amiens

Élections municipales à Amiens : je m’étais interdit de parler avant les élections européennes. Une élection à la fois.

Voici ma position à 9 mois du scrutin, dont une partie fait l’objet d’un article dans le Courrier Picard (lire ici) de ce 19 juin :

1/ Très clairement, les Amiénois n’adhèrent pas au bilan de l’équipe sortante,

qui apparait comme une équipe du passé :

  • celle qui mise tout son mandat sur un réseau de bus électriques alors qu’il ne s’agit pas d’un équipement structurant et qu’à Pau, par exemple, ils vont inaugurer un réseau de bus à hydrogène.
  • Celle, encore, qui « oublie » de réaliser de véritables pistes cyclables alors qu’elle refait toutes les voiries et que l’usage du vélo est en plein développement.
  • Ou celle, enfin, qui se montre très sûre d’elle et même parfois méprisante envers les Amiénois alors que nos concitoyens attendent aujourd’hui de la considération et les conditions d’une véritable participation citoyenne. 

2/ Les Amiénois sont en attente d’une alternative crédible autour d’un projet ambitieux,

qui cultivera le bien vivre à Amiens pour attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises (et donc de nouveaux emplois).

De nombreuses personnalités pourraient se rassembler autour d’un tel projet. Au lieu d’y travailler, les déclarations de candidatures individuelles se multiplient.

La division est mortifère. Les Amiénois attendent que nous soyons unis. Mais, dès lors que le postulat est « je serai la tête de liste, qui m’aime me suive », quelle place est donnée à la discussion ? Pour ma part, je le dis de manière très franche :

S’auto-proclamer tête de liste ne laisse pas d’espace à la discussion et donc à l’union. Le rassemblement doit d’abord se faire sur la base d’un projet pour les Amiénois.


Brigitte Fouré ne me semble pas correspondre aux critères de LaREM pour les élections municipales :

Par ailleurs, je souhaite éclaircir ma position vis-à-vis du maire sortant, qui est évoquée dans l’article mais n’est pas détaillée :

  • J’ai eu l’occasion de me réjouir de la signature, par Brigitte Fouré, de la tribune des maires souhaitant le succès du Président de la République et de son Gouvernement (lire ici). Je répète que je me réjouis de la démarche des 72 signataires du texte, qui est semblable à celle que j’ai eu en 2018. Mais la tribune n’évoquait pas les élections municipales et sa signature ne fait pas du maire un bon candidat.

Brigitte Fouré ne me semble pas correspondre aux critère et aux valeurs affichées par La République En Marche pour les élections municipales :

  • LaREM souhaite mettre l’accent sur la lutte contre les discriminations et l’égalité Femmes/Hommes : Brigitte Fouré est celle qui a fait fermer la Maison de l’égalité d’Amiens ;
  • LaREM souhaite favoriser les modes de transport doux : c’est pendant son mandat qu’a été commise l’erreur historique de ne pas avoir prévu un plan vélo ambitieux, en concertation avec les associations, alors qu’on réaménageait la voirie ;
  • LaREM souhaite des maires qui ne cumulent pas les mandats dans le temps : Brigitte Fouré est élue depuis les années 80, par ailleurs toujours vice-présidente du Conseil régional et, dernièrement, candidate sur une liste concurrente de celle soutenue par LaREM aux élections européennes ;
  • LaREM souhaite des élus éthiques et transparents, notamment en matière financière : l’espace Finances sur le site internet de la mairie ne donne pas accès à toutes les données financières de la ville ni à son compte administratif (qui retrace tous les mouvements effectifs de dépenses et de recettes de la collectivité dans l’année) mais à une simple présentation de communication.

Je ne me place donc pas dans ce cas de figure.